Nutrition

Minéraux, oligo-éléments et vitamines

Autor: DR. ALEXANDER VÖGTLI, PHARMACIEN

Nous devons consommer des minéraux, des oligo-éléments et des vitamines par le biais de notre alimentation, car l’organisme ne les produit pas lui-même ou seulement en quantité insuffisante. En particulier pendant la saison froide, un apport adéquat est essentiel pour renforcer notre système immunitaire.

Comme tout ce qui existe dans le monde, nous, les êtres humains, sommes constitués de différents atomes. Quatre éléments seulement, à savoir l’oxygène (O), le carbone (C), l’hydrogène (H) et l’azote (N), représentent ensemble plus de 95% de la masse de notre corps !

Minéraux et oligo-éléments

Les minéraux et oligo-éléments font partie des 5% restants. Ce sont des éléments chimiques que notre corps n’est pas en mesure de produire lui-même, mais qu’il doit donc impérativement absorber par l’alimentation. Ces composés se caractérisent par le fait qu’ils ne fournissent aucune énergie. Alors que les minéraux sont présents en relativement grande quantité dans l’organisme, les oligo-éléments, comme leur nom l’indique, ne sont présents qu’à l’état de traces. Des exemples connus sont par exemple le calcium, le phosphore, le magnésium, le fer, le soufre, le fluor, l’iode, le sélénium et le zinc. Ceci en opposition aux composés chimiques tels que les glucides, les lipides, les acides nucléiques ou les protéines, que nous pouvons synthétiser dans notre corps.

Les minéraux et les oligo-éléments fonctionnent comme des petits rouages essentiels sans lesquels une machine ne pourrait pas accomplir ses tâches. Le calcium, par exemple, combiné au phosphate, se retrouve sous forme d’hydroxyapatite, la substance minérale qui compose la structure dure des os et des dents. Le magnésium détend les muscles et prévient les crampes musculaires. Dans l’hémoglobine des globules rouge, le fer transporte l’oxygène des poumons vers les tissus du corps, facilitant ainsi la production d’énergie. Le zinc est essentiel pour le système immunitaire et aide à lutter contre les maladies transmissibles pendant la saison froide.

Une carence en ces éléments peut avoir des conséquences dramatiques. Par exemple, une déficience en iode entraîne une hypertrophie de la thyroïde, formant un « goitre » inesthétique au niveau du cou. De même, le manque de fer, qui provoque faiblesse, anémie, pâleur, fatigue et perte de cheveux, est plus fréquent chez les femmes, car elles perdent du fer pendant les menstruations et ont des besoins accrus pendant la grossesse et l’allaitement.

«Les vitamines ne sont pas des sources d’énergie,
mais indispensable pour de nombreux processus de
métabolisme pour la coagulation sanguine.»

Vitamines

Comme les minéraux et les oligo-éléments, la plupart des vitamines sont apportées par l’alimentation, et seules quelques-unes, comme la vitamine D, peuvent être fabriquées par l’organisme. Les bactéries de la flore intestinale contribuent à l’approvisionnement en biotine et en vitamine K. Les vitamines sont très souvent associées aux fruits et légumes, mais on les trouve aussi dans les aliments d’origine animale, les champignons, les micro-organismes ou les algues. Comme les minéraux, elles ne fournissent pas d’énergie à l’organisme.

On distingue les vitamines liposolubles A, D, E et K des vitamines hydrosolubles B1, B2, B3, B5, B6, B7, B9, B12 et de la vitamine C.

Ces 13 vitamines assurent des fonctions vitales et participent, par exemple, au processus visuel, à la coagulation sanguine, au métabolisme et au système immunitaire. Une véritable insuffisance en vitamines peut entraîner de graves problèmes de santé. Un exemple bien connu est le scorbut, une carence sévère en vitamine C qui, autrefois, était très fréquente chez les marins et qui avait des conséquences désastreuses en raison d’une alimentation déséquilibrée. Au XVIIIe siècle, on découvrit que les agrumes (oranges, citrons…), riches en vitamine C, pouvaient prévenir cette maladie.

Parer aux carences

Heureusement, grâce à l’excellente offre alimentaire et aux efforts de prévention, les maladies graves dues à des carences sont rares en Suisse. Cependant, il existe des situations et des groupes à risque, tels que les personnes utilisant certains médicaments (diurétiques, statines), les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant d’alcoolisme, les végétaliens ainsi que les femmes enceintes et allaitantes.

Pour réduire le risque de carence, il est essentiel d’avoir une alimentation variée et équilibrée, comprenant des fruits, des légumes, des champignons, des noix, des produits laitiers, des glucides, des graisses végétales et des infusions. Pour la prévention et le traitement d’une déficience, des compléments alimentaires et des médicaments contenant tous les minéraux et oligo-éléments essentiels sont disponibles en pharmacie. Ils peuvent être combinés ou consommés séparément et se trouvent sous forme de comprimés, comprimés effervescents, gélules, granulés ou sirops.

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